ABOLITION PEINE DE MORT : UN DEBAT ESCAMOTE
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La société peut pardonner....
....la vox populi n'en
continuerait pas moins à s'indigner de cette
injustice par excellence qu'est la victoire
du coupable. Et elle aurait raison de le
faire, car laisser subsister l'injustice,
c'est aider à rétablir le règne de la force
au détriment de la loi, et détruire donc le
ciment de la société.
Roger IKOR
Le coup de force
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La victoire dite « socialiste » en 1981 a permis le triomphe de la campagne abolitionniste de la peine de mort qui s'était développée sous le septennat de GISCARD avec la complicité des pouvoirs politiques judiciaires et médiatiques.
Or la majorité de la Nation y était hostile. Cet acte est donc un fait totalitaire, fasciste au propre sens du terme.
Fasciste aura été d'abord la mobilisation totale et unilatérale de tous les moyens d'expression pour cette campagne.
Fasciste, le terrorisme intellectuel installé par la petite clique de ces avocats abolitionnistes.
Fasciste, le noyautage de l'appareil judiciaire.
Rappelez-vous tous les jugements d'assises systématiquement cassés si le criminel avait été condamné à mort.
Et surtout que l'on ne vienne pas nous dire qu'en votant MITTERRAND, les français approuvaient l'abolitionnisme. C'est oublier que Madame VEIL, quelques temps avant le scrutin, était venue minauder à la télévision que la seule chose qu'elle regrettait dans ce septennat (de GISCARD) était que la peine de mort n'avait pas été abolie. Tout le monde connaissait les liens politiques entre GISCARD et Mme VEIL en ce temps-là, nous étions donc prévenus. Quelque soit le résultat du scrutin, la Nation française aurait été cocufiée - comme d'habitude.
Ceci aussi est un fait typiquement impérialiste et fasciste.
La peine de mort, pour qui?
C’est la première question à se poser pour clarifier le débat. Aujourd'hui on entend souvent des propositions voulant réserver la peine de mort à tel ou tel crime : assassins d'enfants, de policiers, etc...
La vérité est que ce serait encore la négation de toute Justice. Car la Justice ne se découpe pas en rondelles.
La Justice, ne peut pas être de l' "à peu prés", du cas par cas selon la sensibilité médiatique du moment, ce sont des principes que l'on applique. Des principes moraux donc généraux, une définition du Mal, traduit dans des lois, qui nous sert à juger des actes commis par des individus.
Si l'on veut faire le contraire. Si l'on essaie de se baser sur la personnalité des criminels pour juger leurs actes, alors il ne peut plus y avoir de Justice à proprement parler. Car les principes moraux, base de notre civilisation, vont se dissoudre peu à peu dans une sensiblerie exploitée par les avocats. L’agression en cause et la mort de la victime passent au second plan. Et la Justice est oubliée
D’ailleurs quand on écoute aujourd’hui ces professionnels de la « justice », tous furieusement abolitionnistes, il est frappant de constater qu’ils ne s’occupent que des criminels, les victimes sont totalement occultées. Elles n’existent plus, pourquoi s’en occuper !
Et c'est bien cela qui explique pourquoi notre appareil judiciaire est si malade.
En vérité, dans notre civilisation, c'est la victime qui est la jauge du Mal commis et non le criminel. Et aux assises, cette victime devrait être systématiquement représentée par un avocat qui devrait être le dernier à parler. Pour que les juges et les jurés aient toujours présent à l'esprit ce qu'ils ont à juger : une agression commise contre une personne.
Bien sûr sous l’influence des progrès matériels la société peut évoluer et il faudra que les règlements s’adaptent mais pour que la justice soit toujours respectée.
Du temps de Cambacérès l’on a pensé que c’était la préméditation qui déterminait la gravité d’un meurtre.
Aujourd'hui dans notre décadence où toutes les perversions sont étalées, les pires crimes (sexuels sur les jeunes enfants par exemple) sont commis sans aucune préméditation.
Nous voyons donc que cette préméditation, aujourd'hui, doit être abandonnée pour déterminer la gravité d’un meutre.
Nous croyons préférable une définition pour un " meurtre crapuleux": un meurtre crapuleux étant un meurtre commis pour un bénéfice direct ou indirect, de jouissance ou de puissance.
Les crimes qui n'entrent pas dans cette catégorie sont les meurtres par désespoir c'est à dire les meurtres où le coupable se trouvait dans un piège réel ou psychologique dont la future victime détenait l'issue. Certains crimes passionnels, par exemple, peuvent entrer dans cette catégorie. Pour eux ce sera aux tribunaux de juger leur culpabilité et d'apprécier les circonstances atténuantes.
Il serait temps qu’un véritable débat ait lieu dans la nation et que le peuple français puisse se prononcer par référendum.
L’ Inspiration abolitionniste
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Les avocats abolitionnistes avec toute l'espèce de " logistique du crime" qu'ils avaient formée et qu’ils inspiraient (journalistes, intelligentsia parisienne, etc..), ont voulu nous faire croire pendant les années 7O, que la courbe de la criminalité était une droite partant du jeune fraudeur et montant tout doucement pour se terminer au meutre.
Ceci est évidemment totalement faux.
Remarquons en passant que cet argument est parfaitement dans une ligne marxiste.
Jusqu’ici dans notre civilisation gréco-romano- chrétienne, l’être humain était une « personne » c’est à dire un être ayant une pensée et une volonté propre autrement dit un libre arbitre.
Mais aujourd’hui, une partie de notre appareil judiciaire, converti à l’Ecole de la Magistrature à Bordeaux, croit au marxisme. Cette philosophie religieuse (ou religion philosophique) est basée sur deux croyances fondamentales : le matérialisme et le déterminisme. Ce sont des croyances car personne n’a pu prouver que même si la matière est le support, ceci ne prouve pas que la pensée, les idées, ou le spirituel en soit le fruit et ne soit pas d’essence différente avec une existence propre. Quant au déterminisme la science en est aujourd’hui aux théories du chaos. Ces croyances aboutissent à un concept de l ‘être humain qui devient une machine programmée, autrement dit un robot. Certes un robot extrêmement compliqué mais qui reste dans leurs raisonnements, essentiellement – et tout est là – un robot obéissant à une « programmation », un « logiciel » dicté par la « société »
Dans ce cas, l’homme ne peut pas être fautif puisque ses fautes ont été induites par le logiciel qui le gouverne.
. La responsabilité n’a plus de sens. Donc la sanction aussi.
On parlera alors de « prévention » c’est à dire de correction du logiciel mais restant dans le flou artistique, car la « société », c’est vaste.
L’on se noie dans les théories en perdant tout contact avec la réalité.
Marx a noirci du papier toute sa vie. Il s’est occupé de philosophie, de politique, d’économie, de sociologie etc. Et surtout c’est lui qui a écrit le manifeste du parti communiste.
Ce communisme était une utopie : l ’organisation d’une société idéale sans capitalisation de l’argent. Ce communisme n’a pas fonctionné mais n’était pas en lui-même criminogène. Le malheur fut, qu’en l’honneur de l’auteur du manifeste, la religion marxiste devint dans ces pays, religion d’état. Le goulag était officiellement des camps de rééducation par le travail. Quand Pol Pot envoyait les cambodgiens mourir dans les rizières ce n’était certainement pas pour organiser le communisme mais, dans son esprit, comme ses concitoyens n’avaient connu jusque là qu’une société traditionnelle il fallait d’abord les reprogrammer..
Les cent millions de morts dans ces pays qui choisirent le communisme n’ont pas été des victimes du communisme mais bien de la religion marxiste.
Et quant à POL POT n’oublions pas, nous français, qu’il n’a pas appris son marxisme ni à Moscou, ni à Pékin, mais à Paris.
A Paris à ce moment là, toute la jeune intelligentsia parisienne avait lu les accords de Yalta et attendait l’arrivée en France de l’armée rouge. Ils se disputaient pour vendre l’Humanité et se formaient au marxisme pour collaborer, à fond cette fois, avec le vainqueur « définitif ». (Voir témoignage de Jean-François Revel, de Maurice Clavel. Chirac lui-même s’est flatté d’avoir vendu l’ Humanité et naturellement il fut le seul de son parti en 1981 à voter pour l’abolition de la peine de mort.)
Ceci peut nous faire apprécier la chance que fut pour nous la mort de Roosevelt et l’arrivée au pouvoir de Truman, le plus grand président américain du siècle.
Bien et Mal chez les européens
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Les peuples européens sont de civilisation, gréco-romano-chrétienne. Ceci leur a laissé dans leur mentalité, leurs valeurs morales, la constante du respect de l'autre, du respect de la liberté, de l'autonomie d'autrui, qui se traduit dans la vie de tous les jours par la politesse.
Un code, pour être vraiment accepté par un peuple, doit reposer sur ses propres valeurs morales. Imposer des valeurs et un droit à un peuple qui n'en veut pas, est la pire colonisation que l'on puisse imaginer, et le mépris le plus total de la Démocratie.
Donc notre valeur morale essentielle étant le respect de la Liberté d’être d'autrui, le Mal sera à contrario le non respect de cette liberté. Et quelle sera alors la courbe de la criminalité?
Lorsque Spaghiari vole les coffres de la banque, il empêche les gens qui avaient des biens dans ces coffres de réaliser leurs projets, il les gène donc dans leur liberté propre et doit donc être puni pour cela proportionnellement à ce qu'il a volé.
.Lorsqu'un malfaiteur prend en otage une victime, il la traumatise, joue avec sa vie et ceci est déjà encore plus grave.
Mais dans le cas d'un assassin, il prend la vie de sa victime, donc il la prive de toute sa Liberté et d'une façon définitive, car nos abolitionnistes n'ont pas encore trouvé le moyen de faire ressusciter une victime.
Nous voyons donc que la courbe de la criminalité est en fait une hyperbole. Le crime crapuleux est à l'infini, hors de tout rachat, hors de toute punition.
Et c'est bien pour cela que la peine de mort joue le rôle de clef de voûte de tout le système pénal. Une fois enlevée, il n'y a plus de Justice possible. Comment peut-on, alors, condamner, en toute Justice, celui qui aura commis une simple escroquerie par un jeu d'écriture, sans aucune agression.
Dans un drame touchant deux personnes comme un assassinat, à qui allez- vous donner la priorité ? C’est le fond du débat.
L’assassin est toujours là, la victime au contraire a disparu. Certains et singulièrement dans l’appareil judiciaire ne voudront plus s’occuper que de l’assassin, comment le juger ? Comment l’amender ?
Mais à l’inverse la priorité pour la victime est que l’assassinat n’ait pas eu lieu. Donc que l’assassin ait été dissuadé de commettre son crime avant de le commettre.
Et la dissuasion, l'ultime dissuasion pour ces êtres pervers et jouisseurs c’est la promesse de leur propre mort.
L’assassin doit savoir qu’en tuant, il se suicide.
La police et les tribunaux sont là pour, d'une part vérifier sa culpabilité et ensuite obliger l'assassin à assumer son suicide. Dans le cas du crime crapuleux la personnalité de l'assassin ne doit pas entrer en ligne de compte. C'est l'acte qui doit être jugé. N'importe comment, qui peut savoir ce qui se passe dans leur tête au moment de leur acte?. Les rapports de psychiatres ne sont que des supputations.
Dans le cas du crime de désespoir, au contraire, l'étude de la personnalité du criminel aura de l'importance pour connaître sa culpabilité et déterminer les circonstances atténuantes.
Côté abolitionniste
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Au tout début de la campagne abolitionniste, l'on entendait quelques arguments pour essayer de justifier cette thèse. Mais très vite les leaders ont compris que sur le terrain de la raison, ils perdraient vite pied et ils ont préféré escamoter le débat et rester au plan de la mode intellectuelle et de la passion. Et l'on n'entendait plus que la même lamentation: "Mais nous sommes les derniers" !..
Après la commotion du procès de Nuremberg, où pour la première fois des gouvernants ayant eu le pouvoir dans leur pays furent condamnés à mort, les Etats-Unis, avec d’autres pays européens, avaient été les premiers à l'abolir. Mais ils furent aussi les premiers à la rétablir.
L'aspect passionnel
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Dans l'exercice difficile de la Justice, la première qualité est la lucidité.
Au sujet de l'aspect passionnel, rien ne sert de l'occulter mais il faut au contraire le regarder en face.
Devant un drame comme un assassinat notre inconscient réagit par une identification aux acteurs du drame, victime ou assassin.
Si tout en étant au demeurant un très honnête citoyen, je souffre au fond de moi, d'une agressivité refoulée, d'une ambition inassouvie, d'une volonté de puissance exacerbée, alors mon inconscient ne se trompera pas, il me chuchotera devant l'assassin: "c'est ton frère".
Et au moment du procès je serai scandalisé par la plaidoirie du procureur et très sensible aux arguments des avocats. Je trouverai aussi les prisons "quatre étoiles" tout juste tolérables. Quant à la peine de mort, elle me fera horreur, bien sûr.
Quittons maintenant ce coté passionnel et revenons à la raison et au bon sens.
Les arguments abolitionnistes
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L'argument le plus souvent entendu au début de la campagne abolitionniste, était que la peine de mort n'était pas dissuasive
Et l'on voudrait nous faire croire que si l'on dit à un individu égocentrique et avide de plaisir qu'est un criminel crapuleux :"Si tu tues, tu te suicides puisque tu vas mourir à ton tour." Alors, là, il est supposé s'en moquer totalement.
Mais d’abord, comment peut-on le savoir ?
Certes il y en a qui penseront ne pas être pris. Mais quand ils le sont, pourquoi, alors, essayent-ils d'échapper à tout prix à la sentence capitale, puisque la mort leur serait indifférente.
Et pourquoi dans le monde des malfaiteurs, la peine de mort existe-t-elle entre eux, si elle n’est pas dissuasive !
Avant la guerre ou juste après, si le flash de la guillotine dans son subconscient a empêché un criminel de passer à l'acte, aucun de ceux là n'allaient le raconter dans un commissariat.
Cet argument n'était vraiment pas sérieux.
Un autre en avait au moins l'apparence et a pu ébranler quelques esprits honnêtes qui ne prenaient pas le temps de réfléchir.
Cet argument était celui-ci :"Vous ne pouvez pas tuer des assassins puisque d'autre part vous interdisez que l'on tue."
Cela a été formulé de différentes façons: "meurtre collectif", "justice" qui tue, etc.. Mais cela revenait toujours au même. C'est à dire, au fond, que les tribunaux ne devraient pas avoir le droit de prononcer une sentence qui soit une action que ces mêmes tribunaux condamnent à l'échelon individuel.
Or la prison c'est de la séquestration, condamnée à l'échelon individuel. Les amendes et les impôts, à l'échelon individuel, s'appellent du racket et c'est aussi condamné.
Et ainsi de suite, toute sentence pour punir sera forcément condamnée à l'échelon individuel. C'est le propre de la civilisation.
Donc si les tribunaux ne peuvent plus punir, ils deviennent inutiles, et s'il n'y a plus de tribunaux, à quoi sert la police?
Et nous en arrivons ainsi à l'état sauvage.
Cet argument était le seul qui semblait assez consistant au départ, ayant une base morale; mais nous voyons qu'il s'effondre vite à la réflexion.
Enfin un autre argument à la mode fut celui de l’erreur judiciaire. L’on ne pouvait pas condamner à mort de peur d’avoir commis une erreur judiciaire. Au lieu de réformer pour empêcher ces erreurs, il fallait tout simplement ne plus condamner à mort.
Autrement dit, jeter le bébé avec l’eau du bain.
Il nous semble plus sérieux de penser que ceci pose surtout un problème réel: celui des méthodes policières et d’instruction.
Trop longtemps la police a considéré que l’aveu était la reine des preuves.
Aujourd’hui si un criminel, une fois arrêté, panique et avoue ; son avocat, qu’il va rencontrer rapidement, lui conseillera tout de suite de revenir sur ses aveux
Il faut que la police s’adapte.
Elle doit bien sûr interroger ceux qu’elle soupçonne, mais dans le but de recueillir le maximum de renseignements et non avec l’obsession de les faire avouer.
Il faut que la police comprenne bien que faire avouer est une perte de temps. Son rôle est avant tout de rechercher des preuves. Et par exemple les lieux de l’assassinat doivent donc être interdits à toute personne extérieure à la police et y compris aux médias.
Enfin il faut continuer à développer la police scientifique.
Ceci admis, cet argument de l’erreur ne peut plus être systématique et obsessionnel.
Heureusement aujourd’hui, la grande majorité des affaires peuvent être élucidées.
Est-ce que l’on n’était pas certain de la culpabilité de Patrick Henry ? Est ce
que l’on n’a pas fini par retrouver le meurtrier de la jeune anglaise en Bretagne ?
Où Satan se faufile.
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Nous avons aussi entendu, et de la part de certains évêques, des arguments pour le moins étranges. Oubliant qu'en matière de Justice, la neutralité est une impossibilité (voir annexe ), ils étaient pour l'abolition de la peine de mort par "respect de la vie". Drôle de respect de la vie que d'encourager ceux qui tuent leurs semblables en diminuant les inconvénients de cet acte.
On ne saurait mieux avouer, sans le dire, que seule compte la vie des agresseurs.
Il faut reconnaître que cette sensibilité existait aussi chez certains juges.
En 1977 cinq assassinats contre des policiers ont été commis par des criminels en permission de "réinsertion". Cette réinsertion comme la "prévention" était une tarte à la crème dans une ligne de pensée aussi marxiste que fumeuse. Quand il commet son crime, le criminel est totalement adapté à la société comme tout le monde. C'est à sa sortie de prison qu’un malfaiteur peut avoir besoin d'un soutien pour démarrer dans une vie active s'il le désire. Ceci peut nécessiter des organisations s'occupant d'eux. Mais cela n'a rien à voir avec des permissions de soi-disant "réinsertion".
Après ces crimes, si vous aviez interrogé un juge de l'application des peines, grand abolitionniste devant l'éternel, il vous aurait répondu que ces crimes étaient bien sûr "regrettables",
Mais qu'il fallait continuer la "réinsertion", donc admettre ces bavures
Si, alors, vous aviez rétorqué qu'il fallait que les auteurs de ces assassinats soient exécutés, il vous aurait répondu, furieux, que la peine de mort était "inadmissible".
Donc pour eux, la mort pour les victimes était, quoique regrettable, "admissible". Alors que pour les assassins elle devenait "inadmissible"
Ce qui prouve, objectivement, que la vie des assassins était, pour eux, plus importante ou plus précieuse que la vie des victimes.
Eh bien, l’ idéologie qui veut que des hommes par leur brutalité, leur volonté de puissance, leur manque de scrupule, acquièrent une "noblesse", une valeur supérieure aux autres; cette théorie, nous l'avons, hélas, trop connue. C'est exactement l’hitlérisme.
Bien sûr, ces évêques et ces juges n'avaient pas consciemment des opinions hitlériennes, mais la propagande abolitionniste les avaient fait entrer, à leur insu, dans une sensibilité très proche. Ce qui est quand même très grave.
Aujourd’hui des assassins sortent de prison bien avant la durée de leur peine et dans les semaines qui suivent recommencent à tuer.
D’autres dits malades mentaux sortent des hôpitaux psychiatriques et recommencent à tuer.
Et tout cela semble parfaitement normal au personnel judiciaire.
Ce qui prouve bien que la vie humaine n’a plus aucune valeur pour eux. Sauf celle des assassins évidemment.
Voilà ce qu’a produit l’abolition de la peine de mort !
A ce sujet il faut remarquer qu'autrefois l'esclave qui acceptait son servage, considérait que sa vie ne lui appartenait pas et l'acceptait. On peut se demander si pour certains grands personnages l'ultime but à atteindre par cette suppression de la peine de mort n'est pas de donner peu à peu au peuple cette mentalité d'esclave.
Nous ne parlerons pas des autres "arguments" faisant appel à une sensiblerie cynique et irresponsable. Comme cet avocat qui, à la radio, se pâmait d'effroi à l'idée de serrer la main d'un bourreau. La main de son client assassin ne le dégoûtait pas du tout.
Ou cet autre, à la télévision, déclarant, le vague à l'âme, "Après avoir commis son crime, ce n'est plus le même homme.."!!!
Cela peut aller loin: "Jeunes gens si vous vous sentez mal dans votre peau, tuez quelqu'un !.". L'assassinat comme thérapeutique !
Moyen-âge
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Mais le plus amusant de ces arguments abolitionnistes fut celui de ce député qui, en 81, à propos de la peine de mort, parlait avec grandiloquence de "survivance du moyen âge".
Quand on parle du moyen âge on se réfère évidemment à l'Inquisition. Or ce qu'ignorait ce beau parleur c'est que jamais les dominicains de l'Inquisition n'ont condamné à mort.
Ils "tourmentaient" l'hérétique pour forcer le diable à quitter son âme. Et lorsqu'ils constataient que le diable ne voulait pas partir, puisque l'homme n'abjurait pas, alors ils excommuniaient le bonhomme, et le livraient au bras séculier. Lequel le faisait brûler sur un bûcher.
Si le pauvre homme avait été condamné à mort, il aurait été pendu. Il ne s'agissait donc en rien d'une telle condamnation.
A l'époque, on pensait que la seule façon de se débarrasser du démon était de le faire fuir dans les flammes qui étaient son domaine. Et pour cela il fallait brûler le réceptacle dans lequel il se cachait. D'où le bûcher
Pendant la campagne abolitionniste, un assassin de femmes qui avait sauvé sa tête une première fois, en tua une autre après avoir été libéré. Il fut, cette fois, condamné à mort par la cour d'assises de son département.
Aussitôt, sous la pression de la logistique du crime, la cour de cassation cassa immédiatement le procès. Et l'on désigna une autre cour d'assises, bien sélectionnée et dont on était sûr (de leur abolitionnisme, évidemment).
Tout étant bien en main, un "grand" avocat parisien accepta alors la défense du récidiviste.
Et que trouva le "grand" avocat comme argument suprême ? Que ce pauvre C. (l'assassin) avait été victime (oui vous avez bien lu : victime) d'une "bête humaine" qui était entrée en lui !
En 1981, dans un débat télévisé dirigé par le chroniqueur judiciaire de TF1, un protagoniste abolitionniste parlait, lui, d'ondes maléfiques se concentrant sur l'assassin. Et il ne fallait surtout pas le tuer car elles risquaient alors de passer sur quelqu'un d'autre !
Démons, bêtes humaines, ondes maléfiques, tout cela n'est-il pas au fond la même chose.
Or donc, braves gens, où se trouve la "survivance du moyen âge" ? !!
ANNEXE
Impossibilité de la neutralité en matière de Bien et de Mal
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Est impossible ce qui ne peut avoir d’existence dans le réel.
Si, dans le réel, un Mal est clairement défini, par exemple dans les lois d'une civilisation donnée, nous dirons alors que la neutralité vis à vis des acteurs mêlés à des faits où le Mal défini entre en jeu, que cette neutralité est impossible.
Nous prendrons un exemple.
Pierre a deux bons amis Jean et Claude. Un jour, Jean va faire du Mal à Claude. Il ne s'agit pas simplement d'une question d'intérêts, ou d'une brouille pour des divergences personnelles. IL s'agit d'un Mal catalogué; diffamation ou escroquerie etc...
Claude est donc une victime des méfaits dus à la malhonnêteté de Jean.
Entendant parler de l'affaire et voulant connaître la vérité, je me rends auprès de Pierre qui la connaît.
Et celui-ci, alors, revendique sa neutralité en me tenant ce discours: "Ce sont tous les deux mes amis. Je les aime autant l'un que l'autre. Je regrette beaucoup ce qui a pu se passer entre eux. Mais je tiens à rester ami avec l'un comme avec l'autre. Etc..."
En réalité ce discours de Pierre est exactement celui que souhaite Jean. Tous les agresseurs souhaitent pouvoir partir avec le bénéfice de leur méfait et que celui-ci soit oublié.
Claude, au contraire, réclame justice, donc que le méfait dont il a été victime soit reconnu et dénoncé, ainsi que la culpabilité de l'agresseur.
Nous voyons donc qu'en fait la "neutralité" de Pierre sert positivement à Jean et brime Claude une seconde fois. Il ne peut donc pas y avoir, objectivement, de neutralité, en matière de Bien et de Mal